Médecine de sainte Hildegarde

Sainte Hildegarde de Bingen, abbesse bénédictine du 12ème siècle (1098-1179), est la mère de la phytothérapie moderne. Toutes les connaissances d’Hildegarde ne viennent pas des livres, mais elles lui ont été données en visions.

Elle a reçu des révélations divines sur l’univers et la nature qu’elle a compilé dans des ouvrages de visions mystiques et de médecine.
Sa médecine peut sembler d’un autre âge pour les sots, mais ses remèdes sont réellement efficaces, cependant ils peuvent difficile à appliquer (cela est dû au fait des mauvaises retranscriptions de ses textes originaux).

 

De quelle manière utiliser les herbes

« Pour les bien-portants qui tombent brusquement malades, il faut recourir aux herbes qui poussent à l’est ; aux mélancoliques et à ceux qui souffrent de la poitrine, il faut venir en aide avec des plantes qui poussent à l’occident ; à ceux qui souffrent de paralysie et de fortes fièvres quotidiennes, tierces ou quartes, il faut venir en aide avec des herbes qui naissent au midi ; quant aux frénétiques et à ceux qui souffrent du foie, il faut les soigner avec des herbes qui naissent au nord ». (Les causes et les remèdes 266)

Les éléments constituants

« De même que les éléments constituent le monde, de même ces éléments assurent au corps humain sa structure, et ils répartissent à travers l’homme leur expansion et leurs fonctions de telle manière que, par eux, il est maintenu en vie, comme ils sont répandus à travers le monde et y agissent. Dans l’homme, il y a du feu, de l’air, de l’eau et de la terre, et c’est d’eux qu’il est constitué. Du feu, il tient la chaleur du corps, de l’air le souffle, de l’eau le sang, et de la terre la substance des muscles et des os. Au feu il doit la vue, à l’air l’ouïe, à l’eau le mouvement, et à la terre sa marche » (CC 49, 29-501).

 

LES YEUX

« Le regard de l’âme est puissant dans les yeux d’un être humain dont les yeux sont clairs et transparents, parce que l’âme réside avec puissance dans son corps pour y accomplir avec lui beaucoup de bonnes œuvres, car les yeux sont les fenêtres de l’âme » (CC 220, 7-10).

Yeux bleus : sève de fenouil pilé à appliquer extérieurement.
Yeux de feu (marqués autour de l’iris) : vin à la  teinture de fenouil 14%, de rose 12%, et de violette 6%.
Yeux mouchetés-panachés-mélangés : vin blanc à l’oxyde de zinc 7%, à appliquer extérieurement.
Yeux verts : fenouil à l’oeuf battu, à appliquer.
Yeux bruns : sève de rue vineuse 50% au miel.
Inflammation de conjonctive : gouttes de ceps de vigne.
Vision : sève de feuilles pilées de premières pousses de pommier et gouttes de ceps de vigne 50/50, à appliquer.
Pour éclaircir les yeux : élixir d’absinthe (vin cuit dans le miel + sève printanière d’absinthe, 2,5% d’alcool).

 

LES OREILLES

« L’homme a deux oreilles comme deux ailes qui introduisent et font sortir…les sons, comme des ailes portent les oiseaux dans les airs » (CC 24, 6-8).

Douleurs : gouttes de ceps de vigne printanière 9 ml, huile d’olive 1 ml, une goutte d’huile de roses.
Baisse de l’ouïe
: Lorsque l’être humain est malade de l’estomac, il lui monte un plegma (humeur) dans la tête, elle tombe sur les oreilles et prote atteinte à l’ouïe (CC 94, 9-16). Il doit prendre de l’necens blance et le faire fumer (CC 173, 6-11).
Dureté d’oreille : poudre de galanga 3 g, poudre l’aloès 1 g, poudre d’origan 6 g, poudre de feuilles de pêcher 6 g à ingérer sans boire.

 

LES DENTS

Entretien des dents, des gencives et du palais : vin aux cendres de bois de vigne.
Mal de dents et inflammation des gencives : vin à l’absinthe et verveine (50/50).
Carie : fumée d’aloès et de résine de myrrhe allumées dans un récipient de terre sur des charbons de bois de hêtre.
Inflammation des gencives : jeunes feuilles de chêne et de cerfeuil ou salade humidifiées au vin et plcé sur les gencives vingt minutes.
Décalcification des dents : poudre d’os de saumon au sel.

 

LA PEAU

« Quand dans un être humain les glandes vénéneuses, c’est-à-dire les scrofules commencent à grandir, alors préparez un légume avec de l’arroche, et de l’alium ursinum en moindre quantité que l’arroche, et de l’hysope en moindre quantité que l’alium ursinum, et qu’il en mange, et les scrofules sècheront » (PL 1170 C).

Plaies, cicatrices, kystes, post-radiothérapie : pommade de sève de violette 220 g, huile d’olive 10 g, suif de bouc 20 g, 5 gouttes d’huile de rose.
Abcès-infection purulente : compresse de verveine cuite chaude.
Brûlures : compresse chaude de décoction de graines de lin.
Piqûres : teinture de plantain lancéolé.
Démangeaisons : graines de pavot mangées avec des pommes.
Crevasses : 1% d’essence de rose dans de l’huile d’olive, en usage externe.
Plaie purulente, abcès : compresse de décoction d’achillée.

 

ARTICULATIONS ET RHUMATISMES

« Chez les êtres humains au métabolisme labile et aux humeurs inconstantes en teneur de chaleur, de froid ou d’humidité, les humeurs sont projetées ici ou là comme l’air dans le corps. De telles personnes sont affectées de paralysie (paralysis = arthrite, rhumatisme) ». (CC 162, 35).

« Si quelqu’un souffre de rhumatisme, qu’il prenne de l’écorce du tremble quand elle est verte, et le bois extérieur jusqu’au cœur de l’arbre, mais pas le cœur, et qu’il coupe cela en menus morceaux. Qu’il les fasse cuire dans de l’eau et qu’il verse cette eau avec les bois dans la baignoire, et qu’il s’y baigne, et qu’il fasse cela souvent, et le rhumatisme cessera » (PL 1236 D, 1237 A).

« Mangé cru, le coing golden (coing bien jaune) ne nuit ni au malade ni au bien portant. Cuit ou rôti, il est très digestible pour le malade et le bien portant. Que le rhumatisant mange souvent ce fruit cuit ou desséché, et ce fruit fait disparaître en lui la substance du rhumatisme si bien qu’il n’engourdit pas son esprit (slérose du cerveau) ni ne brise ses membres (arthrite déformante) ni le laisse sans soulagement » (PL 1220 C).

« Qui est torturé par le rhumatisme, doit allumer un feu de bois d’orme et se chauffer à ce feu, et le rhumatisme dispara^tra sur le champs » (PL 1242 A).
« Un homme qui est torturé par le rhumatisme, et que cela a rendu emporté, parce que le rhumatisme va toujours avec la colère, qu’il fasse cuire des feuilles, de l’écorce et des fruits du châtaignier dans de l’eau (extrait) et qu’il utilise cela dans le bain de sueur (sauna). Qu’il fasse cela fréquemment, et le rhumatisme prendra fin en lui et il aura un caractère doux » (PL 1226 b-C).

Prévention contre toute forme de rhumatisme (obstruction par mucosités, musculaire, articulaire) : coings.
Rhumatisme : 10 palmes de fougère bien verte cuite dans 5 litres d’eau en bain quotidien.
Douleurs
: poudre contre le rhumatisme (graines de céleri 60, rue fétide 20, noix de muscade 15, clous de girofle 10, saxifrage 5) à prendre avec de la confiture de coings.
Lumbago, sciatique, névralgie : élixir de menthe crépue (40 % de sève de menthe crépue dans du vin).
Arthrite : pommade contre l’arthrite (sève d’absinthe, graisse de cerf, moëlle de cerf, graisse de bouc).
État de faiblesse : bain avec ajout de décoction de branches de cyprès (3 mains/2litres d’eau).

 

POUMONS, REFROIDISSEMENT ET GRIPPE

« Qui souffre des poumons doit boire du lait de chèvre fréquemment, et il sera guéri » (PL 1325 B).

« Qui est aussi malade des poumons et a un foie malade devrait manger souvent des amandes, soit crues, soit cuites, elles donnent des forces au poumon parce qu’elles ne dessèchent pas le malade, mais le rendent fort » (PL 1225 D).

Grippe virale (éternuements, céphalée, enrouement, gorge douloureuse, toux, inflammation d’estomac, douleur cardiaque) : poudre de feuilles séchées de géranium anglais authentique-pelargonium domesticum/grandiflorum 40 g, poudre de pyrèthre d’Afrique camomille-pyrèthre 35 g, et poudre de noix de muscade 25 g, une pointe de couteau.
Formes graves de grippes virales : vin à la racine d’impératoire cinq jours consécutifs impérativement.
Toux simple : vin de fenouil et d’aneth (50/50), et 1/3 de marrube.
Voix-enrouement : vin au bouillon-blanc (molène) et fenouil 50/50.
Rhinite aigüe chronique, allergique, infectieuse : fumée de fenouil 1/4 et d’aneth à respirer, manger les herbes chaudes.
Rhume de cerveau : jaspe humide-chaude dans le nez 20 minutes.
Sinusite-rhume des foins : fumée d’if.
Bronchite persistante (glaires dûs à la perturbation du métabolisme du foie) : élixir de scolopendre 20, miel pur 50, cannelle 10, poivre long 5, vin 0,5 l.
Amygdales : soupe de marrube (infusion 2 cuillèr de plants de marrube/tasse d’eau)  à la crème.
Inflammation pulmonaire et difficulté respiratoire
: vin à la pulmonaire (décoction de pulmonaire 1 cuillère à soupe dans 1/4 litre d’eau).
Glaires : infusion de pulmonaire.
Inflammation, enflure des glandes lymphatiques, scrofules : feuiile fraîche d’ancolie aquilegia vulgaris, à manger, ou poudre et sirop d’ancolie.

 

CŒUR, DEMEURE DE L’ÂME ET CIRCULATION

« L’âme demeure dans le cœur comme dans une maison, et fait entrer et sortir les pensées comme par une porte, elle les considère comme par une fenêtre, elle les conduit jusqu’au cerveau comme la fumée d’un feu s’échappe de la cheminée » (CC 95, 36).
« Qui souffre du cœur ou a un cœur faible, qu’il mange sans retard du galanga en quantité suffisante, et il ira mieux » (PL 1134 A).

Douleur au cœur, lassitude, surmenage, épuisement, insomnie : vin (1 l) au persil (10 tiges fraîches), 2 cuillère à soupe de vinaigre, et au miel (100-150 g).
Douleur soudaine, angoisse de crise cardiaque, angine de poitrine : galanga.
Maladie organique : pilules pour le cœur (galanga, pyrèthre d’Afrique camomille pyrèthre, poivre, farine de haricots, sève de fénugrec séchée au soleil) et sirop pour le cœur (réglisse, fenouil, sucre, miel).
Artériosclérose : sève d’absinthe, sève printanière d’absinthe, miel, vin.
Artériosclérose cérébrale : coings.
Faiblesse de mémoire : sève d’ortie, huile d’olive.
Fortifiant du cœur : élixir d’absinthe (vin cuit dans le miel + sève printanière d’absinthe, 2,5% d’alcool).

 

ESTOMAC – INTESTINS ET CONFLIT PSYCHIQUE

« Qui a de la fièvre dans l’estomac, qu’il boive souvent de la poudre de gentiane dans du vin chaud, et son estomac sera purifié de la fièvre » (PL 1142 BC).
« Si un être humain souffre de toutes sortes de fatigues, d’inquiétudes, et suites de nourritures et boissons, si bien que sucs et glaires (encrassantes) se sont accumulées, alors l’âme tourmentée et fatiguée par ces contrariétés, succombe et arrête à un certain degré ses mouvements vitaux » (CC 163, 11-16).
« Qui a des douleurs d’estomac, qu’il fasse rôtir du foie de chèvre et qu’il en mange souvent jusqu’au milieu d’août, cela purifie son estomac et le guérit » (PL 1325 B).
« Quand l’ortie sort tout fraichement de la terre, elle est utilement cuite pour l’alimentation de l’être humain, parce qu’elle purifie l’estomac et le débarrasse des glaires » (PL 1168 D; 1169 A).
« L’armoise … guérit l’intestin malade et réchauffe l’estomac malade … élimine et chasse la pourriture que le malade s’était attirée par les aliments et boissons prises antérieurement » (PL 1171 C; 1172 A).
« Toute faiblesse et toute sensation douloureuse de l’estomac se hâte d’aller vers les intestins (mal de reins, sciatique, douleurs du bassin et du bas-ventre) et font souffrir l’être humain en cette région » (CC 100, 16-28).
« Le pyrèthre d’Afrique (camomille pyrèthre) est bon pour l’homme en santé qui en mange, parce qu’il diminue en lui ce qui est corrompu, augmente en lui le bon sang, et lui assure un intelligence claire. Mais le malade qui est prseque défaillant dans son corps, déjà mort dans son corps, le pyrèthre d’Afrique lui redonne des forces, et ne laisse dans l’homme rien qui ne soit pas digéré, mais il lui assure une bonne digestion » (PL 1138 C).

Douleur d’œsophage (pancréatite) : pommade de sapin appliquée sur le cœur.
Douleur d’estomac après copieux repas avec douleur au cœur, flatulence et poussée du diaphragme : galanga.
Mauvaise haleine : fenouil.
Mauvaise haleine persistante (due à la pourriture du corps et de la poitrine) : élixir de pêche (feuilles de pêcher et pêches écrasées, une poignée de réglisse, poivre, et miel cuits dans du vin).
Aigreur d’estomac : fenouil.
Nausée : poudre de cumin 30 g, poudre de poivre blanc 11 g, poudre de racine d’anis 8 g.
Embonpoint : pain de seigle si non-iflammation de la muqueuse de l’estomac, menthe blanche mentha aquatica en condiment.
Estomac lourd des personnes corpulentes : poudre d’armoise.
Inflammation de la muqueuse de l’estomac (gastrite, ulcère) : élixir de sauge sclarée (sauge sclarée folia salviae sclareae 10, menthe pouliot herba pulegii 6, fenouil semen fœniculi 2, miel 50, cuits dans du vin blanc). Ulcère doudénal, douleur de ventre, coliques ombilicales : poudre de gingembre, 2 x poudre de galanga, 1/2 poudre d’armoise, dans du vin.
Douleur d’hernies
(intestin « déchiré ») : chair de chèvre à mager souvent.
Soulagement des maladies d’estomac et d’oesophage : soupe aux châtaignes (3 cuil. à soupe de farine de châtaignes, 3 cuil. à soupe de farine d’épeautre, 1 cuil. à soupe de bois de réglisse, 1 cuil. à café de réglisse des bois polypode vulgaire, à cuire en purée).
Douleurs d’estomac
: ortie fraîche à cuire avec les aliments.
Estomac et intestin malade : armoise à cuire avec de la viande ou en purée.
Douleurs et glaires d’estomac avec fièvre : vin chaud  de laurier.
Douleurs des gazs de pourriture de l’estomac dans l’intestin : compresse de décoction de sauge 1 vol., de rue fétide 10 vol., et de bryone 5 vol. appliquée sur le ventre.
Métabolisme, circulation-purgation douce : poudre de fenouil 16, de galanga 8, de dictame 4, et de piloselle 2.
Purgation-élimination des substances crasseuses vénéneuses : biscuits laxatifs chauds (gingembre 12, réglisse 6, zédoaire 4, sève d’euphorbe 2 gouttes, sucre, farine).
Surcharge d’aliments et boissons causant de l’asthme : menthe aquatique (menthe blanche) crue ou cuite avec plats de viandes, soupes, légumes.
Estomac embarrassé : menthe pouliot pulegium ajoutée à la viande.
Constipation : biscuits laxatifs au gingembre (ci-dessus); grains d’épeautre cuits froids réduits en morceaux dans la salade.
Flatulences : comprimés de galanga.
Spasmes intestinaux : comprimés de fenouil; tanaisie sans fleurs en bouillon de viande; élixir de sauge; viande de cerf, tartine de marmelade de cornouilles.
Normalisation-purification de la flore intestinale et purification de l’estomac : salade de laitue aux grains d’épeautre cuits froids.
Douleurs intestinales
: élixir (liqueur) de sanicle (sève de sanicle en décoction, réglisse, miel).
Colite (inflammation du côlon) : soupe de haricots mangée sans les haricots.
Pour purifier les intestins et bonne digestion
: élixir d’absinthe (vin cuit dans le miel + sève printanière d’absinthe, 2,5% d’alcool).

Origine intra-utérine du conflit psychique de l’estomac qui donne la crispation constante :

  • Les excès devront être contrecarrés par l’abstinence, le renoncement au trop plein de nourriture (le dieu du ventre), de compte en banque, de parure, de superflu ; restrictions et sacrifices agréables à Dieu pendant la grossesse, en faveur des pauvres et par amour du Fils de Dieu (PL 626 B).
  • L’idée de la vérité, la fausseté, le mensonge dont le principe consiste à s’élever plus haut que les étoiles, fondé sur l’orgueil, et qui peut générer l’arrogance des mères construisant la vie de leur enfant dans leur esprit.
  • L’inquiétude, due à l’insatisfaction et la préoccupation constante de se hausser en rabaissant autrui (Vita Mer. II 84).
  • L’athéisme, « Dieu qu’est-ce que c’est que cela ? N’est-ce donc pas nous ? » (Vit. Merrit. II 98), auquel s’oppose la foi en Dieu.

 

LA RATE, ALIMENTS CRUS, GLAIRES ET GAÎTÉ DÉPLACÉE

« Lorsqu’un être humain a pris…des aliments crus qui n’ont pas été tempérés par le feu ou quelque autre condiment, ils ne peuvent pas être facilement digérés dans son estomac…Ainsi les mauvais sucs qui auraient dû être tempérés et éliminés au moyen du feu ou de quelque autre condiment, sel ou vinaigre de vin, montent vers la rate, la font enfler et la rendent douloureuse » (CC 98, 28-37).
« Lorsque l’estomac est irrité par divers aliments nuisibles, et que la vessie est affaiblie par diverses boissons nuisibles, ils fournissent aux intestins de mauvaises humeurs et envoient une mauvaise fumée à la rate. Celle-ci gonfle, s’enfle et devient blessée-enflammée et, par suite de son enflure et douleur, le cœur devient douloureux et chargé de glaires » (CC 95, 13-19).
« De même que la tristesse et la colère affaiblissent l’homme et le dessèchent, un rire déplacé nuit aussi à la rate, affaiblit l’estomac et fait que le métabolisme se déroule en sens inverse » (CC 149, 17-29).

Douleur à la rate : viande de chèvre/agneau cuite préalablement trempée dans du vin à l’onyx; fruits du fusain evenymus europeus cuits cuits dans du vin.
Douleurs du cœur et de la rate : vin des cardiaques (vin au miel et au persil).
Douleurs de la rate et de la poitrine : électuaire de galanga 6, origan 12, celeri 12, poivre blanc, miel (poudre à cuire dans le miel).

 

REINS, PROTECTEURS DE L’ORGANISME

« La région des reins est le firmament et l’entrepôt de chaleur pour tout l’organisme. Dans la région des reins se trouvent de très forts vaisseaux sanguins qui les tiennent fortement par lesquels tout l’organisme est protégé. Mais quand un homme ressent des douleurs aux reins, cela provient de la faiblesse de l’estomac » (CC 100, 3-4; 11-15).
« Quand un être humain a des douleurs dans la région rénale ou aux lombes, cela arrive souvent à cause d’une maladie de l’estomac » (CC 180 15).

Faiblesse d’irrigation sanguine des reins due à la maladie de l’estomac avec troubles digestifs : élixir d’absinthe.
Fonction rénale affaiblie, régénération du tissu rénal après calcul, gravelle rénale, hypertension : pommade de rue vineuse en massages (rue fétide folium rutae 10, absinthe absinthii 10, essence de rose 5 gouttes, graisse d’ours 50).
Maladies du système rénal : élixir d’absinthe (vin cuit dans le miel + sève printanière d’absinthe, 2,5% d’alcool).

 

FOIE – ATELIER DE LA VIE

« Le foie se comporte comme un récipient dans lequel le cœur, le poumon et l’estomac déversent leurs sucs, qu’ensuite le foie de nouveau fait couler dans tous les organes, tout comme un vase placé près d’une fontaine fait couler en d’autres endroits l’eau qu’il a reçue de la fontaine. Mais si le foie est perçé et pourri…il ne peut plus recevoir du cœur, du poumon et de l’estomac les bons sucs. Ces sucs et ces liquides retournent donc au cœur, aux poumons et à l’estomac et y provoquent une sorte d’inondation. Si cette maladie s’est installée dans un homme, celui-ci ne peut vivre longtemps » (CC 98 10-20).
« Parfois les humeurs (trouble du métabolisme) se glissent en surnombre sur la région de la poitrine de l’être humain, et par la suite elles submergent le foie, ce qui suscite des rêveries diverses et excessives. De là ces humeurs montent au cerveau et l’affectent, puis elles redescendent à l’estomac et engendrent de la fièvre » (PL 793 D).
Par suite de ces inondations les intestins se mettent en mouvement autour du nombril de l’être humain, elles montent au cerveau et peuvent le rendre furieux » (PL 704 A).
« La douleur du foie provient souvent d’un excès de sang ». »La chaleur et le mordant du vinaigre resserre le foie » (CC 176).
« Si quelqu’un souffre du foie, qu’il écrase souvent les châtaignes et les mette dans du miel, et qu’avec ce miel il en mange souvent, et son foie sera guéri » (PL 1227 A).

Affection du foie causant une toux chronique : élixir de scolopendre (feuilles de scolopendre scolopendrium vulgae 20, miel 50, cannelle 10, poivre long 5, vin 500).
Douleur du foie : vin de mûres à boire souvent; nourriture à tempérer par un peu de vinaigre (CC 176); miel aux châtaignes.
Congestion du foie avec congestion pulmonaire : vin cuit avec la lavande sauvage (lavande aspic lavendula spica/officinalis).
Foie paresseux : poulet cuit avec de l’hysope; vin à l’hysope crue.
Affection des poumons et du foie : manger souvent des amandes.

 

LA BILE ET LA COLÈRE, LA BILE NOIRE ET LA TRISTESSE

« Au moment même où Adam viola le commandement de Dieu, la mélancolie s’emmagasina dans son sang…la mélacolie (la bile noire) se coagula dans son sang et fit s’élever en lui la tristesse et le désespoir, parce qu’à la chute d’Adam, le diable amoncela en lui de la mélancolie, qui parfois fait de l’homme un sceptique et un incrédule » (CC 143, 22).
« Lorsque l’âme de l’homme a senti quelque chose de nocif pour elle ou pour son corps, le cœur, le foie et les vaisseaux sanguins se contractent. De la sorte il s’élève au cœur comme un nuage qui assombrit le cœur de sorte que l’homme devient triste. Après la tristesse s’élève la colère. Quand l’homme a compris d’où lui vient la tristesse, alors ce nuage de tristesse qui a affecté son cœur produit une chaude fumée dans toutes les humeurs autour de la bile, met la bile en mouvement, et ainsi de l’acidité biliaire se produit la colère silencieusement. Si la colère n’a pas cessé, ce gaz s’étend sur la bile noire, l’excite, et celle-ci émet un nuage noir qui passe sur la bile…celui-ci passe au cerveau et fait perdre la tête. Puis il descend au ventre…et fait devenir l’homme insensé. L’homme s’oublie et la colère éclate. Et souvent par la colère l’être humain contracte de graves maladies, les acides biliaires et la bile noire maintes fois rendent l’homme malade » (CC 146, 4-27).
« L’homme en qui la bile est plus forte que la bile noire (mélancolie) dompte facilement en lui la colère. Mais celui en qui la bile noire a plus de force que la bile, a tendance à se mettre en colère. Les bons et doux aliments augmentent l’acide biliaire…la substance de la bile noire diminue sous l’effet des bons et agréables aliments. Mais les nourritures mauvaises, amères, malpropres et mal préparées augmentent la concentration de la bile noire » (CC 146, 29-147, 1).

Ictère (simple jaunisse) par surabondance de bile, d’humeurs, la fièvre, la colère : eau froide à l’aloès matin et soir ; boire vin ou eau avec un diamant trempé au fond.

 

LES NERFS

« Maintes fois de mauvaises humeurs engendrent chez quelques personnes une fumée qui peut monter jusqu’à leur cerveau et l’empoisonne de telle sorte qu’elles deviennent folles, oublieuses et abandonnées de toute leur raison » (CC 145, 8-11).
« Qui a le cerveau vide, un visage au teint pâle et des maux de tête, doit manger souvent les fruits de l’amandier, et ceux-ci emplissent son cerveau » (PL 1225 C).
« Un homme dont le cerveau est vide par aridité et faible de tête, qu’il fasse cuire les fruits du châtaignier dans de l’eau sans rien y ajouter… son cerveau grandira et se remplira, ses nerfs seront forts, et sa douleur de tête disparaîtra » (PL 1227 A).
« Les grains de psyllium réjouissent l’esprit accablé de l’être humain grâce à leur doux tempérament » (PL 1140 B).
« A l’être humain bien portant, il est bon à manger, parce qu’il diminue les substances nocives en lui, y augmente le bon sang et lui assure un esprit clair. A la personne sans force, elle redonne des forces. Le pyrèthre d’Afrique est un remède universel, car il conserve la santé et expulse la maladie » (PL 1138 C).
« Quand un être humain porte la sardonyx sur soi contre la peau nue…son intelligence, sa science et tous les sens de son corps en sont fortifiés. De cette personne sont enlevées la colère, la sottise et l’indiscipline (lascivité), et à cause de cette pureté le diable la hait et la fuit » (PL 1253 A).
« Cette pierre (calcédoine bleuâtre) écarte de l’homme la maladie et lui donne une forte position contre la colère, en sorte que son comportement devient si pacifique qu’à peine pourrait-on trouver quelqu’un qui puisse par une injustice l’offenser et l’entraîner à se montrer coléreux, même de façon justifiée » (PL 1258 A).

Nerfs : biscuits pour les nerfs (poudre de noix de muscade 45 g, de cannelle 45 g, de clous de girofle 10 g, mélangées à 1,5 kg de farine d’épeautre, sucre, sel, levure en poudre, jaunes d’œufs); épeautre; grains de plantain plantago psyllium; pyrèthre d’Afrique.
Cerveau : amandes, châtaignes cuites.
Migraine, mal de tête : poudre de fenouil 35g, galanga 28 g, réglisse 22 g, sédum âcre 15 g, et miel, à cuire avec des poires en bouillie.
Colère, sottise, indiscipline : sardonyx à porter sur la peau nue.
Tristesse : sédum âcre crue à manger; réglisse; hysope.
Mélancolie-esprit sombre : élixir d’arum (1 litre de vin cuit à la racine d’arum 2 cuil. à thé).
Maussaderie, inquiétude, depression chronique : élixir de violette (vin 600, violette 20, galanga 5, réglisse 10).
Psychotonique contre la colère-emportement : calcédoine bleuâtre portée en collier ou bracelet à même la peau.
Mélancolie :  élixir d’absinthe (vin cuit dans le miel + sève printanière d’absinthe, 2,5% d’alcool).

 

SCARIFICATION, VENTOUSES

« La scarification est bonne et utile pour que les humeurs et les glaires (lymphe) nocives qui sont dans l’être humain soient diminués ». (CC 126, 24).
« Quand les yeux deviennent troubles par suite de mauvaises humeurs ou qu’ils sont enflés, il faut procéder trois ou quatre fois par an à une scarification derrière les oreilles et à la nuque ». (CC 122, 12-16).
« Qui souffre de la poitrine doit être scarifié aux omoplates ». (CC 127, 1-2).
« Qui a des douleurs au côté ou jusque dans la cuisse (sciatique), doit mettre les ventouses à la hauteur de la hanche sur les îles (au-dessus des fesses) ». (CC 127, 2-4).
« Quand quelqu’un est tourmenté dans le bas-ventre, par des maux de femme, doit être scarifié entre le séant et le poplite, c’est-à-dire aux cuisses ». (CC 127, 4-5).

 

MOXIBUSTION POUR LES RAIDEURS ET L’IRRIGATION SANGUINE

« La moxibustion est en tout temps bonne et utile, elle diminue les humeurs et les substances lymphatiques, et procure au corps la santé ». (CC 128, 5).
« Qui a des douleurs aux yeux, aux oreilles ou dans toute la tête, doit être brûlé de façon seulement légère derrière l’oreille (le long des cervicales).
« Quand le dos fait mal, il doit être brûlé légèrement entre les omoplates.
« Qui a des douleurs aux viscères, doit être brûlé au sacrum (en haut du sacrum).
« Qui a beaucoup d’humeurs dans tout le corps, doit être brûlé entre le tibia et le mollet ».
(CC 129, 30-33).

 

LE SOMMEIL ET LES RÊVES

« Dans le sommeil, l’âme de l’être humain revigore les nerfs avec toutes leurs forces rassemblées, et fortifie les os, régénère le sang, renouvelle les tissus, réunit les différents membres et amplifie dans le subconscient la sagesse et la science de l’homme…Dans le sommeil la moëlle nerveuse se réchauffe parce qu’elle s’accroît, s’engraisse et devient claire » (CC 81, 32-82, 4).

« Assez souvent l’âme de l’être humain est appesantie aussi dans le sommeil par ses pensées, opinions ou volontés qui l’ont occupée à l’état de veille…Peu importe qu’il s’agisse de bonnes ou mauvaises pensées. Si ces pensées sont bonnes et saintes, la grâce de Dieu montre souvent à l’être humain la vérité dans les rêves. Mais si ce sont des pensées vaines, le diable le remarque, et maintes fois terrorise son âme et mêle ses mensonges à ces pensées-là ».

« Même à des saints, il fait souvent, avec des ricanements, voir des choses honteuses. Quand un être humain au moment de s’endormir est occupé de gaillardise ou de tristesse, de colère, d’inquiétude, d’ambition ou d’autres vices, le démon par sa supercherie lui propose souvent cela encore dans le rêve, parce qu’il le remarqua en lui lorsqu’il était éveillé ».

« Quand un être humain s’endort en pensant à la délectation charnelle, le diable sarcastique la lui présente encore, de sorte qu’il lui montre des corps de personnes vivantes ou défuntes avec lesquelles il a été en relation, ou même qu’il n’a jamais vues de ses yeux corporels. Il lui semble alors qu’avec elles il goûte du plaisir à pécher et à éjaculer, exactement comme s’il était éveillé et que celles-là étaient encore vivantes ».

« Comme le diable mène avec l’homme éveillé son jeu furieux par ses suggestions, il ne lui laisse pas non plus de repos dans ses rêves » (CC 82, 33-83, 21).

« Le diable hait les forces vertueuses qui sont dans l’homme, il hait aussi toutes les créatures qui ont de fortes vertus salutaires et sont cachées dans les animaux et les plantes. Elles sont pures, belles et utiles. Qui est donc tourmenté jour et nuit, à l’état de veille ou pendant son sommeil, par des phantasmes diaboliques, doit se mettre en quête des remèdes indiqués par Dieu contre cela » (CC 144, 18-23).

Pour préparer le système nerveux au sommeil et l’insomnie chronique : entrée dans l’eau, bain chaud à la lavande, dormir sur de la peau de blaireau; matelas de glume d’épeautre.
Pour chasser les influences diaboliques : coussin de bétoine.