Muscles : colonnes, contractures

La colonne vertébrale n’est pas la seule colonne de maintien du corps. Les os ne sont pas les seules colonnes non plus. Les muscles forment des colonnes de maintien soit en ne faisant qu’une seule poutre composite avec les os, soit d’eux même par leur tonus et tractions.

Les colonnes musculaires sont des zones à plus fortes tensions. Ci-dessous quelques exemples de colonnes musculaires de maintien.

Deux colonnes musculaires de la nuque et deux colonnes lombaires  :

Ci-dessus, entourées, zones de maintien vertical ou colonnes musculaires (cervicale : complexus-splénius ; lombaire : releveur-épineux-long dorsal lombaires)

Trois colonnes musculaires de profil (fléchées) : cervicale, thoracique et lombaire

Les deux tractus des cuisses latérales :

    

 

Les colonnes antérieures des cuisses :

La traction musculaire antérieure de la cuisse maintient les lombaires et cervicales, et l‘antéro-latérale maintient le genou.

Le muscle grand droit tire droit verticalement sur un fémur pas droit

 

Les deux colonnes latérales des fessiers moyens portent la hanche :

 

Les deux colonnes tibiales (devant des jambes) :

 

Les deux colonnes abdominales (bords externes du muscle abdominal, autour du nombril) :

Tout le muscle abdominal tient le dos lombaire :

 

  

 

Le bas-ventre tient invisiblement les cervicales dans la posture debout et cela se vérifie en position allongée :

  

Il existe beaucoup d’autres colonnes musculaires qui portent la colonne vertébrale…

 

 

Contractures musculaires

Les contractures sont des tensions : Le tonus psychique est le tonus musculaire

Une tension c’est un excès d’émotions. Ces émotions représentent une charge qui normalement s’évacue d’elle-même, mais quand cette charge émotionnelle ne s’évacue pas, elle crée une surcharge et le cerveau commande en continu la contraction des muscles qui devient une contracture (tension en mémoire). Bien que les contractures soient dans les muscles, elles viennent du cerveau. Là où il y a des contractures, les tissus sont comprimés, le sang circule moins bien, le muscle rétracte et le terrain de l’inflammation se prépare.

1° Le manque de tonus psychique (pour différentes raisons) = manque de tonus musculaire.

Cela aura des effets sur la position des articulations : un muscle qui manque de tonus s’élonge (il s’allonge un petit peu) et l’articulation qu’il met en mouvement est modifiée dans ses axes de fonctionnement, sur les tendons et les ligaments, puis sur les autres articulations.

2° Un excès de tonus psychique = contracture dans un segment du muscle.

La contracture est une tension qui rétracte la longueur de segment du muscle et tracte sur le mouvement de l’articulation, sur les tendons et les ligaments, puis sur les autres articulations.

3° Cette tension est en mémoire.

Toutes différences de tonus musculaire modifient les positions des articulations (les muscles mettent en mouvement et maintiennent le corps), ce qui modifie la posture (position du corps dans l’espace).

Les contractures sont des frustrations psychiques

1° La frustration, c’est l’agressivité instinctive de défense qui est coupée de la conscience. La conscience ne circonscrit plus l’agressivité, qui devient une tension logée dans le système neuro-musculaire autonome.

2° Quand cette agressivité instinctive naturelle n’est pas utilisée à bon escient ou pour la défense de la vie, elle se retourne sur elle-même, c’est la frustration, qui est une surcharge. Cette surcharge psychique n’est rien d’autre qu’une charge émotionnelle.

 

Les contractures sont des mémorisations neuro-musculaires de frustrations psychiques

1° Ces surcharges physiques et psychiques (tensions) sont mémorisées en même temps par le cerveau en réaction de défense.

2° Le cerveau, qui est le centre de tout le système nerveux, conserve ces tensions parce qu’il ne s’en occupe plus, c’est-à-dire qu’elles passent dans le fonctionnement autonome. Ces tensions restent donc dépendantes du cerveau.

3° Le cerveau se trompe lui-même tout seul, il maintient les tensions dans les muscles : C’est la mémorisation de frustrations qui sont des contractures musculaires mémorisées par notre cerveau : ce sont des mémoires.

La mémoire neurologique semble être le pivot du fonctionnement psycho-somatique. Le cerveau garde en mémoire les émotions sous forme de tensions neuro-musculaires. Les muscles sont la forme du tonus psychique : le muscle est le substrat biologique des émotions, c’est-à-dire que les émotions qui sont des extériorisations de la sensibilité sont présentes dans les muscles sous forme de contractures.

Émotions, hormones, système nerveux, muscles et articulations

1° Nos émotions agissent sur les hormones, et les hormones sur les muscles et créent des contractures musculaires qui ont des effets sur les articulations.

2° De nombreuses douleurs n’ont aucune origine physiologique ni organique décelable par les examens,et sont causées par des contractures qui peuvent exister parfois depuis de nombreuses années.

3° Les contractures sont des frustrations psychiques qui modifient durablement la posture du corps (la position de la colonne vertébrale, etc.), car ces contractures sont mémorisées.

Les émotions agissent sur les hormones ; les hormones agissent sur le système nerveux ; le système nerveux agit sur les muscles ; les muscles agissent sur les articulations et la posture du corps (orthopédie).

Pour traiter les contractures musculaires

Le massage orthopédique disperse les contractures musculaires qui génèrent des dysfonctionnements articulaires (vertèbres, épaules, coudes, genoux, etc.), car ce sont les muscles qui régissent les mouvements des articulations. Des muscles contracturés se rétrécissent légèrement et cela suffit pour provoquer des tractions (et des élongations antagonistes, etc.) qui fausseront les différents axes articulaires.

Autrement dit les contractures = 90 % des problèmes articulaires et tendineux (tendinites diverses et variées = inflammations des tendons).

Comme les contractures sont des tensions musculaires en mémoire, elles ne peuvent totalement s’éliminer toutes seules entièrement si on ne les masse pas.

Normalement, ces tensions se dispersent en partie toutes seules, mais au delà d’un seuil (stress, mode de vie, problèmes divers, etc.), elles s’accumulent ou se cumulent et ne peuvent plus être éliminer automatiquement et il faut les retirer.

Biomécanique des contractures musculaires

Muscles et articulations sont un seul système : La traction musculaire s’applique sur les articulations :

 

Muscle et tendon :
Le muscle est du tendon et le tendon est du muscle.

 

Plus on fait travailler le muscle, plus le tendon devient du muscle, et moins le muscle travaille, plus il devient du tendon :

 

Un tendon inflammatoire augmente de diamètre mais on peut le réduire en faisant travaillant le muscle :

Exemple ci-dessus en coupe du tendon du biceps de l’épaule