Orthopédie, géométrie, et posture

Trois étages orthopédiques du corps : Genoux, lombaires et cervico-brachial

 

1er étage : Genoux → sacro-iliaques.
2ème étage : Pelvis → fessiers → lombaires.
3ème étage : vertèbres thoraciques  cervicales → épaules.

Le 1er étage porte le 2ème étage qui porte le 3ème étage.
Le 1er étage porte donc indirectement le 3ème étage.
Par conséquent les genoux portent les lombaires qui portent les cervicales.

1er étage : Genoux, hanches et sacro-iliaques

Les chevilles et les pieds suivent les genoux.
Les deux genoux constituent la base de tout ce qui se trouve au-dessus.
Quand un genou ploie (et invisiblement par rapport à l’autre), tout ce qui est au-dessus vrille (lombaires, cervicales, épaules).
Les ménisques internes calent les genoux et sont la principale cause de genou malade.
Les hanches dépendent des genoux.

2ème étage : Ventre, sacrum et lombaires jusqu’à T10-T11

Les genoux portent les hanches. Les articulations sacro-iliaques dépendent des genoux. Il est donc indispensable de traiter les genoux pour les sacro-iliaques. La courbure lombaire dépend de la position du sacrum.
L’étage lombaire (et cervical) dépend des genoux.

La plupart des problèmes de dos lombaire concerne l’articulation lombo-sacrée (L5-S1). Un excès de cambrure répercute sur l’articulation lombo-sacrée (L5-S1).


La courbure lombaire doit être bien répartie. Un manque de courbure en haut de la colonne lombaire engendre un excès de courbure en bas, et inversement.
Un excès ou un manque de cambrure (mauvaise répartition de la courbure lombaire) se répercute au niveau thoraco-lombaire (T12-L1).

L’ouverture sur l’articulation lombo-sacrée (L5-S1) et la répartition de la courbure  lombaire sont réglés par la rotation des hanches elles-mêmes réglées par les genoux.
Le ventre maintient le dos lombaire (et cervical).

3ème étage : Thorax, cervicales et épaules

L’étage cervico-brachial est régit par l’horizontalité du regard : le cerveau vrille la colonne pour regarder droit. Les épaules et les cervicales sont un seul système orthopédique : les cervicales dépendent des épaules.
La position des épaules dépend du positionnement orthopédique du thorax (donc du dos).
La position du thorax dépend de l’horizontalité du regard.
Et l’horizontalité du regard dépend de l’étage du bas.
Tout est lié.

Toute ouverture de genou vrille les lombaires et les cervicales à cause de l’horizontalité du regard.

Récapitulatif

  

La partie inférieure du corps s’érige comme une cathédrale

La partie inférieure porte et érige la partie supérieure.

    

Pilliers = genoux. Voûte = hanche et bassin.

   

Les fémurs ne sont pas droit verticalement, sans cela on ne pourrait pas tenir debout !
Les muscles des cuisses tirent droits, de la hanche jusqu’au genoux.
Les tibias ne sont pas droits verticalement non plus, ils sont courbes.
Les hanches dépendent des genoux.
Les chevilles suivent les genoux.


Le genou plie et tire la hanche vers le bas.
Les hanches et les genoux sont un seul système.


Vu de profil, les genoux plient, l’axe des hanches tourne sur lui-même vers l’avant (ou vers l’arrière en cas d’élongation du grand droit).

La partie supérieure du corps s’érige comme une tour

La partie supérieure comprend toute la colonne vertébrale, la tête et les membres supérieurs.

La partie supérieure est portée par (et dépend de) la partie inférieure :

Ce qui vrille en bas, vrille le haut :

    

Sacrum : base de la colonne vertébrale

La colonne est constituée de segments durs et segments mous empilés

Chaque segment dur et chaque segment mou de la colonne vertébrale est lui-même constitué de segments durs et de segments mous

La colonne vertébrale est un empilement d’éléments durs : les vertèbres (os), les uns sur les autres et posés sur des éléments mous : les disques (coussins amortisseurs) : c’est même un système hydraulique.

La colonne (véritable colonne au sens propre) penche plus d’un côté ou d’un autre en fonction de l’horizontalité du regard :

Tout aboutit sur les vertèbres cervicales :

Ce déplacement horizontal concerne aussi les épaules et les bras, les coudes, les poignets et même les doigts.

La colonne est un même système de trois courbures (lombaire, dorsale et cervicale) :

          

Ces trois courbures ne font qu’un seul système, elles s’influencent les unes avec les autres en fonction de l’horizontalité du regard, et aussi de la position de l’axe des hanches, et donc des genoux. Le cerveau courbera les cervicales pour regarder droit :

On comprend aisément ces principes de l’orthopédie selon une anatomie du vivant avec un esprit de synthèse, pas avec un esprit d’analyse qui étudie le détail hors de l’ensemble.

Orthopédie et posture

La posture (position) du corps dans l’espace est fonction du tonus musculaire (qui est neuro-musculaire) qui est le tonus psychique.

Courbure du dos – attitude cyphotique

 

La fatigue physique courbe le dos.
Le poids de la vie courbe le dos.
La fatigue psychique courbe le dos.

La dépression courbe le dos.
La pathologie mentale courbe le dos.
L’âge courbe le dos.

Le manque de confiance courbe le dos.

Le stress courbe le dos par les tensions du ventre :


La dépression et la déprime courbent le dos par le manque de tonus musculaire du dos :

Vrille de la colonne

  

L’injustice vrille le dos : être injuste avec soi ou avec les autres, c’est pareil pour le corps qui le traduit de la même façon par une vrille.
La perte d’un être cher vrille le dos, c’est injuste.
Le mensonge est injuste et vrille le dos, c’est juste.
La colère injuste vrille le dos, c’est juste.

Rigidité d’esprit=raideur orthopédique

Le tonus musculaire est le tonus psychique. La rigidité d’esprit est un excès de tonus psychique qui produit un excès de tonus musculaire (et orthopédique) qui est la raideur. Les origines de la rigidité d’esprit (et de la raideur musculaire orthopédique) sont :

  • L’orgueil (amour désordonné de son excellence),
  • La présomption (présumer de ses forces),
  • La volonté de domination (excès de contrôle),
  • L’égocentrisme (centrer tout sur soi), l’égoïsme (soi comme fin de tout),
  • L’ambition (volonté de s’élever),
  • L’envie (souffrance du bien d’autrui).

La rigidité raidit, c’est juste. La rigidité d’esprit raidit le dos ; L’orgueil raidit le dos, c’est trop, c’est juste.

À l’inverse, le manque de volonté, la déficience ou une dépression de tonus psychique produit un manque de tonus musculaire (élongation ou contracture de vide) et orthopédique (déficience de posture), et engendre une attitude cyphotique (courbure du haut du dos), ou un manque de cambrure lombaire, ou un manque de tonus cervical.

En définitive, l’excès et le manque se rejoignent. La rigidité d’esprit – parce qu’elle est une déficience – produit une déficience : Ainsi, la raideur produit une élongation ou contracture de vide de tonus musculaire et orthopédique (déficience de posture). La rigidité raidit le dos par lutte contre la déficience (courbure du dos) et se compense au-dessus par excès en raideur cervicale, ou en-dessous par excès de cambrure lombaire.

 

Tout ce qui n’est pas juste – excès ou trop peu – répercute, courbera, fléchira, cambrera, raidira, vrillera la colonne vertébrale, donc la posture. Toutes ces tendances antagonistes les unes des autres tentent de conserver un équilibre orthopédique qui dépendra de la réaction, c’est-à-dire de la digestion ou non-digestion du vécu (et du non-vécu) selon l’inné et  l’acquis, conditions, caractère, constitution, environnement, etc.

Il y a le dos normalement anormal, comme les anomalies au-dessous d’un seuil auquel on n’a pas de problèmes, mais qu’un évènement de la vie peut déclencher.

Il y a le dos anormalement normal, comme la personne qui dissimule, un secret, ou un mensonge (à soi-même), ou une blessure, etc.

Conclusion

Le corps tout entier est un seul système et on ne devrait normalement pas le découper en zones. Il n’existe pas vraiment de topographie zones par zones car tout s’interpénètre. Cependant comme les contractures musculaires sont les causes des mal-positions, il est intéressant de savoir que l’orthopédie et le psychisme sont liés à travers les contractures musculaires et afin d’adapter le traitement manuel.

Les contractures sont des tensions neuro-musculaires mémorisées qui doivent être massées afin d’informer le cerveau de les libérer. Ce processus de libération met environ 2 à 4 jours.