Stress

Le stress est souvent utilisé comme un terme générique qui veut tout dire et rien dire. Mais le véritable stress est physiologique. Le stress est un trouble qui dérègle l’adaptation physiologique et une nuisance pour l’organisme.

Le stress oxyde les cellules

Le stress oxydatif ou oxydant, est une oxydation (comme une rouille) qui détruit le fonctionnement des cellules de l’organisme, causée par un excès de molécules appelées radicaux libres (molécules chimiques instables très réactives synthétisées en faible quantité dans la cellule, produites par réactions avec l’oxygène, et entrainant des dégâts dans la cellule). Le stress oxydant est une indication réelle de l’état de santé et de vieillissement de l’organisme ou vieillissement prématuré des cellules par production excessive de radicaux libres.

Antioxydants

  • Papaye fermentée : un des plus puissants anti-oxydants au monde contre les radicaux libres, le stress oxydant et le vieillissement prématuré ; stimule les défenses naturelles.
  • Vitamine E α-tocophérol : antioxydant biologique la plus active.
  • Grenade : réduit les niveaux de stress oxydatif.

Le stress perturbe et dérègle le système hormonal

Le stress est une perturbation du système hormonal, en particulier du système neuro-endocrinien (les neuro-transmetteurs sont des hormones), et le dérèglement de l’axe neuro-endocrinien hippocampe – hypophyse – hypothalamus – surrénales.

Processus : Activation de la noradrénaline (neurotransmetteur de l’attention, de la performance, et du plaisir) → épuisement de la noradrénaline Activation des surrénales → sécrétion de cortisol (hormone du stress) maladie psychogénique, maladie psychosomatique, maladies fonctionnelles chroniques, etc.


Le stress provoque des troubles réversibles et peut engendrer des maladies

Le stress est naturel, mais il comporte des phases dans lesquelles il peut devenir pathologique et engendrer des maladies psychogéniques (sans lésion physiologique) et psychosomatiques (avec lésion physiologique). Le stress n’est pas une excitation extérieure, mais une inadaptation de l’organisme par rapport à l’environnement. Il ne faut pas confondre le stress avec le surmenage : le stress est un déficit d’adaptation de l’organisme (non pas une déficience qui est un manque encore mineure, mais un déficit qui est un manque majeur), tandis que le surmenage est un excès (qu’on peut plus facilement équilibrer, et qui est moins grave).

Le stress devient pathologique quand l’organisme ne s’adapte plus et rend déprimé.
Le fonctionnement du cerveau est altéré et le système hormonal est dérégulé sans atteinte décelable.
Les premiers organes (les premiers, mais pas les seuls) les plus touchés sur le plan fonctionnel par le stress sont le gros intestin qui sert de bouclier, et le rein (surrénales) qui est le rempart du corps.

Maladies dues au stress

1° Maladies psychogéniques ou maladies fonctionnelles générées par le psychisme sans lésions organiques, comme : Céphalées (maux de tête), mal de dos, sciatiques, crurites, douleurs musculaires, douleurs articulaires, HTA labile, fatigue, trouble de l’attention / concentration / mémoire, troubles intestinaux, douleurs / acidités d’estomac, troubles de l’humeur, troubles sexuels, troubles menstruels, troubles neurologiques bénins, etc.

2° Maladies psychosomatiques ou générées par le psychisme avec lésions organiques, comme : Ulcère d’estomac, exéma, urticaire, zona, mastose, manque de fer / magnésium / potassium, tendinites, inflammations articulaires, névrose dépressive (processus d’accumulation de l’épuisement), etc.

 

TROIS PHASES DU STRESS

Phase de stimulation : Activation de la noradrénaline (neurotransmetteur de l’attention, de la performance, et du plaisir) ⇒ épuisement de la noradrénaline

Le stress est une réponse de l’organisme pour s’adapter à un contexte, un effort, une situation, un environnement.
La réponse de l’organisme consiste à s’adapter : le cerveau commande une sécrétion hormonale plus importante, afin que les organes produisent suffisamment.
Stimulation de l’hypothalamus (glande du cerveau) qui stimule l’hypophyse et les surrénales qui sécrètent l’adrénaline (augmentation du rythme cardiaque, relâchement des muscles respiratoires et gastro-intestinaux, dilatation des pupilles).
Dans cette première phase, le stress est stimulant, et il est même un moteur, car l’organisme s’adapte normalement.
Cette première phase est normale, le stress est un moteur : c’est ce qu’on appelle l’excitation.

Phase d’alarme : activation des surrénales ⇒ sécrétion de cortisol (hormone du stress)

La 2ème phase qui succède toujours à la première, c’est la phase d’alarme qui se traduit par des troubles très mineurs, comme des douleurs, de l’agressivité, moins de résistance émotionnelle, pleurs plus faciles, etc.
Sécrétion de cortisol (la tension artérielle augmente, le sang afflue aux organes essentiels : cœur, poumons, foie et diminue en périphérie et dans certaines régions du cerveau, système immunitaire déprimé).
L’organisme alerte que la situation doit changer.
Si la situation change (relaxation suffisante ou repos, changement de contexte ou de mode de vie, etc.), le stress reviendra à la première phase normale de stimulation.
Mais si la situation demeure et se prolonge, le stress entrera dans sa 3ème phase d’épuisement.

phase d’épuisement ⇒ maladie psychogénique et/ou psychosomatique, maladies fonctionnelles chroniques, etc.

La phase d’épuisement fait obligatoirement suite à la phase d’alarme, même si on n’a pas capté les signes de cette alerte. Quand la phase d’alarme a duré trop longtemps, le stress entre dans la phase d’épuisement.
⇒ Baisse des défenses physiques et psychiques : fatigue, on est malade plus facilement, on cicatrise moins bien, déprime, manque de volonté et de désirs.
Si on ne fait rien, c’est la porte ouverte à des maladies fonctionnelles et chroniques.

Le stress répété est (causé par une situation chronique étalée dans le temps à laquelle l’organisme ne s’adapte pas) engendre une oscillation entre phase d’alarme et phase d’épuisement. Sans traitement, la finalité est l’épuisement, la dépression nerveuse ou chronique ou le « burn-out ».


TRAITEMENTS DU STRESS

  • Magnésium (le glycérophosphate de magnésium est mieux assimilé et sans effet laxatif par rapport au chlorure de magnésium) qui empêche la montée du cortisol. En oligo-élément : 1 à 2 ampoules matin et soir ou 0,5 à 1 g / jour en plusieurs prises.
  • Vitamine B 6 (ou pyridoxine) qui fixe le magnésium dans les cellules et sert à la fabrication par le cerveau du GABA (Acide gamma amino butyrique, neurotransmetteur inhibiteur de l’activité des neurones) de la sérotonine (régulation de l’humeur, et sommeil), et de taurine (acide aminé inhibiteur de la tension nerveuse). La vitamine B6 peut améliorer presque tous troubles d’anxiété et dépression. Le stress engendre un déficit de vitamine B 6 car le foie consomme la vitamine B 6 à cause du cortisol. Uvimag B6 : 1 à 2 ampoules à chaque repas.
  • L-Tyrosine (acide aminé) qui permet au cerveau la fabrication de la noradrénaline par les neurones noradrénergiques (synthétisent, stockent et utilisent la noradrénaline). Le stress épuise les réserves de noradrénaline. Préparation magistrale en pharmacie : 1 à 2 gélules de 500 mg /jour.
  • Aubépine + rhodiola + valériane (plantes sédatives à associer : la valériane seule est inefficace).
  • Tilleul (≈1/2) + Mélisse (≈1/3) + camomille (≈1/5) + coquelicot (≈1/100) ou Oranger, Mélisse, camomille.
  • Ginkgo biloba (En plus si besoin pour la circulation sanguine cérébrale).
  • La vitamine B3 (niacine) aide contre anxiété, dépression, et hyperactivité. Elle est importante dans la production des hormones liées au stress. L’efficacité est basée sur l’équilibre entre vitamines B 3 (niacine), B 6 (pyridoxine, neurotransmetteur inhibiteur) et B 9 (acide folique, fonctionnement du système nerveux).
    ATTENTION La vitamine B3 (niacine) peut être toxique et doit être utilisée avec précaution : Consulter un médecin.

Autres traitements du stress :

  • Rythme correct de repos/activité…
  • Sport…
  • Mer et montagne…
  • Médicaments (seulement en cas d’anxiété + + +)…
  • Psychothérapie (certains cas de stress traumatique / post-traumatique)…
  • Massages (relaxe le système nerveux périphérique et central)…
  • Cures thermales, thalasso…
  • Vacances…
  • Sommeil : La qualité du sommeil est essentielle contre le stress. Un mauvais sommeil peut vraiment être la cause d’un stress en phase d’épuisement
  • Alimentation équilibrée, éviter la mal-bouffe industrielle, les OGM, les additifs, manger du vrai bio, etc.
  • Mode de vie équilibré et non en dents-de-scie…
  • Loisirs honnêtes…
  • Prise de recul sur les choses…
  • Prière…

 

A SUIVRE